Lundi, 16 septembre 2019
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Vassula et l'humilité. (Par Marie-Vérenne)

La caractéristique certifiant l’authenticité des Messages de Vassula est sans aucun doute l’affirmation constante de son incapacité, de sa misère et même de sa nullité. Jamais un Messager du Ciel n’a autant clamé son insignifiance devant Dieu et devant les hommes. Dès les premiers livres, on est frappé par ce leitmotiv, qui sous-tend l’ensemble des Révélations. Nul, hormis Dieu, ne pouvait obliger Vassula à diffuser les passages qui l’abaissent tant, la décrivant comme la pécheresse la plus indigne et la plus ignorante parmi les hommes.

Des premiers Messages aux plus récents, le Seigneur continue de lui rappeler que rien en elle ne justifie le Charisme extraordinaire dont elle est gratifiée.

Vassula : « Qui suis-je ? Un grain de sable, dérisoire, insignifiante ! Et quand Tu me dis cela je me sens pire encore en Ta Présence, et honteuse. » (19 février 1987)

« Je ne suis pas digne de tout ce que Tu me donnes, c’est un fait, quand je me compare à d’humbles et si dévoués fidèles. Je ne suis pas fière de moi-même. Moi qui suis, et de loin, la plus misérable, avoir été choisie pour recevoir cette révélation ! Je sais que je n’ai pas été choisie pour mes qualités, bien au contraire. J’ai été choisie à cause de ma misère. » (1er mars 1987)

Le Seigneur : « Tout ce que tu as dit à propos de toi est vrai, mais Je t’aime » (19 février 1987).

« Vassula, sais-tu pourquoi Je t’ai choisie ? ... parce que tu es impuissante et de loin la plus misérable de toutes les créatures que Je connais. La misère M’attire parce que Je peux te consoler. Tu es impuissante et inapte, incapable même de maîtriser quelque langue que ce soit. » (30 janvier 1987)

« ... Je ne te favorise pas plus que Mes autres enfants, car tes mérites sont nuls, et ta dignité, plus nulle encore à Mes Yeux, mais même ainsi Je t’aime. » (8 mars 1987)

« Nulle force humaine n’aurait pu t’élever » (20 octobre 1998)

« Je pleurais ta beauté disparue, de voir que J’avais étreint dans Mes Bras un enfant misérable, déplorable à regarder. Ta vue faisait pleurer Mon Cœur. » (12 octobre 1986)

« Tu n’es rien, sans ressource, misérable et pécheresse ; mais en dépit de toutes tes fautes, Je t’aime. » (15 février 1987)

Étudiez votre entourage, jetez un œil objectif sur le monde : combien voyez-vous d’hommes et de femmes véritablement humbles ? s’estimant inférieurs au reste de l’humanité et capables non seulement de reconnaître leur incompétence et leurs fautes, mais de les publier dans le monde entier ? Puis imaginez-vous dans cette situation. Seriez-vous enclins à faire la confession publique de vos manquements ?

Même dans le secret du confessionnal, bon nombre de croyants rechignent à avouer leurs péchés, cherchant mille excuses pour minimiser leur responsabilité. Beaucoup restent dans le déni le plus tenace, refusant de faire la lumière sur l’état de leur âme. Qui parle encore d’examen de conscience ? L’expression est devenue désuète, presque ridicule aux yeux du monde, au point qu’on n’ose plus l’utiliser.

C’est que l’amour-propre, « la violente préférence que chacun ressent pour ce qu’il appelle moi » (Lanza del Vasto : Commentaire de l’Évangile), domine en l’homme, érigeant tout autour de lui un puissant barrage, l’obstacle majeur à la Vérité, conséquemment au Christ.

Jésus lui dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14, 6)

Ce que l’orgueilleux hait par-dessus tout, c’est la notion de péché ! L’idée même de culpabilité lui fait horreur, car elle lui renvoie de lui un reflet qu’il ne veut absolument pas voir : un reflet contraire à l’idée qu’il se fait de soi. Être jugé, admettre ses fautes, faire amende honorable, se repentir, tout cela blesse cruellement sa fierté. Demander pardon à Dieu ? cela signifierait s’abaisser, se reconnaître médiocre et débiteur. Il en frémit d’horreur... Satan est le Prince de l’orgueil, et par là même, le champion absolu de la dissimulation, de la contestation et de la négation de la vérité. L’orgueilleux se ment à soi-même sa vie durant, puisque l’unique vérité est que l’homme est une créature infime, de mesure nulle face à l’univers. Sa suffisance le tient éloigné du Ciel, plein de ses illusions stériles, mais vide de Dieu, qui ne peut faire Sa Demeure dans une âme emplie de vanité.

« Et tel est le jugement : la Lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la Lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jn 3, 19)

Jamais comme en ce temps d’impiété ostentatoire, on n’a autant nié l’existence du péché ni bafoué les saints Commandements, qui sont éternels et ne tolèrent aucune accommodation. L’homme se veut seul maître, dieu à la place de Dieu, décrète, s’accorde des droits, réforme les préceptes millénaires, promulgue des lois iniques, offense le Créateur et scandalise le Ciel.

« Sentez Mon Sacré Cœur, (…) comme Il saigne de voir cette ère morte luttant pour couper le cordon ombilical qui la rattache à Moi, afin qu’ils puissent avec joie se nommer impies, afin qu’ils puissent dire : « Inutile de réfléchir à qui nous appartenons, vous voyez, nous sommes libérés, nous allons maintenant sortir et construire une Tour de Babel, ne l’avons-nous pas déjà fait ? Pourquoi être attachés à Dieu ? Que gagnons-nous avec Sa Loi ? » (…) Ils se dirigent volontairement vers les feux éternels, ils assaillent Mon Saint Nom et délibérément, Me provoquent... » (25 juillet 1989)

Attribut infernal, l’arrogance est à son comble ; l’on va jusqu’à décider de la vie et de la mort de l’être humain !

Où est l’Humilité, à l’ère du triomphe de l’humanisme ? où est l’esprit d’enfance évangélique, ce pur diamant, si rare qu’on en a oublié l’éclat ?

Jésus : « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29).

Et voici que le Seigneur choisit une Messagère parmi les plus simples, et lui assigne la mission superlative de la réunification de Son Église !

Jésus : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Mt 11, 25)

Vassula, « incapable même de maîtriser quelque langue que ce soit » (30 janvier 1987), n’avait pas de culture religieuse et aurait été bien empruntée s’il lui avait fallu rédiger quelques lignes sur la question théologique. Le style châtié des Messages de La Vraie Vie en Dieu ne peut être le fait d’une personne sans dispositions particulières pour l’écriture. À la fois imposant et empreint de mystère, il ne ressemble à aucun autre : le caractère hiératique de ces pages plonge le lecteur dans un respect sacré. Les nombreuses références à la Bible et la puissance de l’Enseignement qui s’en dégage requièrent une formation intellectuelle et spirituelle que l’on ne trouve guère que chez les saints, sans parler des annonces prophétiques, dont la plus connue est celle de la chute des tours jumelles, le 11 septembre 1991, exactement dix ans avant l’événement.

Non, Vassula, toute fixée dans l’esprit du monde lorsque son Ange entra en contact avec elle, n’aurait jamais pu écrire pareils Messages.

« Je te donne beaucoup de grâces, Vassula, bien que tu n’en mérites aucune. J’ai des serviteurs qui méritent tellement plus que toi, pourtant Je leur limite les grâces. (…) J’ai dit que Je choisirai la moindre de toutes Mes créatures, la plus faible et la plus misérable de toute l’éternité afin de montrer Ma Grande Miséricorde et Mon Autorité. Je suis descendu, faisant tout le chemin jusqu’à toi, pour te chercher parmi les morts et te ressusciter, t’élevant à Moi. » (16 novembre 1988)

« Alors, maintenant, Vassula, compare-toi avec ton ancien état. » (3 avril 1995)

« Apprends que seules les graines semées en toi par Mon Saint Esprit peuvent produire des fruits en abondance. Sans ces semences divines, ton âme restera un désert inculte et une terre desséchée ! » (27 février 1995)

N’est-ce pas la manière dont Dieu procède depuis le fond des âges, élisant non point des érudits imbus d’eux-mêmes, mais des pastoureaux, de petits enfants, de pauvres illettrés, pour faire d’eux Ses précieux Instruments ? ainsi du jeune berger David, devenu roi d’Isarël, de sainte Jeanne d’Arc, de Bernadette Soubirous, des Voyants de La Salette ou de Fatima, pour ne citer que les plus illustres.

Rappelons-nous aussi que les premiers agenouillés devant l’Enfant-Jésus furent les bergers, miraculeusement avertis de la Naissance du Messie ! Là encore, ce ne sont pas les grands de ce monde que Dieu désigna comme adorateurs de Son Fils nouveau-né, mais bien des gardiens de troupeaux, sans instruction ni ressources.

Et qui choisit le Très-Haut pour Mère du Verbe ? Une toute jeune fille inconnue et réservée, Marie, l’humble Servante du Seigneur.

« ...celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d’entre vous, sera votre esclave. » (Mt 20, 26-27)

L’Humilité parfaite de la Toute-Pure est l’Arme fatale contre le démon. Marie en effet est vide d’Elle-même au point d’être inhabitée par Dieu seul : ce n’est plus Elle qui vit, mais le Christ qui vit en Elle, La parant des Dons les plus sublimes ! Épouse de l’Esprit, la Reine du Ciel est toute entière investie par la Grâce et la Sagesse. Son seul nom fait trembler les Enfers, car « la Femme vêtue de Soleil » est la parfaite Image de Dieu, le Miroir sans tache de la très Sainte Trinité. Voilà comment l’Humilité est le remède cardinal au péché, le plus sûr agent de la Ressemblance perdue, la vertu garante de l’identification progressive au Christ. « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 10)

Par l’Humilité, le démon est cloué au sol, écrasé, pourfendu ! « Apprends que la prière, l’amour et l’humilité sont les armes les plus puissantes contre Satan. » (8 octobre 1992) Lui qui préféra la damnation éternelle à un seul acte d’allégeance au Créateur ne peut supporter sa céleste Clarté.

La modestie est donc le signe par excellence des amis du Seigneur : « Moi le Seigneur, Je recherche les humbles et les modestes. » (18 janvier 1988) Et c’est au moyen d’un long apprentissage de cette vertu que le Seigneur a ramené à Lui Vassula, pour la préparer à sa mission.

« Fais-Moi plaisir en disant « Père, que Ta Volonté soit faite ». » (7 mars 1987)

« Offre-Moi ta volonté, en t’abandonnant à Moi. C’est la plus belle chose que tu puisses M’offrir. » (29 mai 1987)

« Sois absolument rien, permettant ainsi à Mon Esprit de respirer en toi. Efface-toi entièrement, afin que Moi seul Je puisse être vu. Sois-Moi agréable, âme, en te rendant souvent. En M’offrant ta Volonté, tu te rends à l’Amour. » (11 juillet 1988)

En se dépouillant de sa volonté propre, elle s’est peu à peu disposée à recevoir les Dons de l’Esprit Saint, qui sont Manne de Vie éternelle et Lumière de l’intelligence.

« Oui, les instruments que J’utilise pour vous transmettre Mes Paroles sont pauvres, indignes et communs. Ceux que le monde estime communs et méprisables sont ceux-là mêmes que Je choisis, ceux qui ne sont rien du tout, pour faire honte à ceux qui sont tout (1 Co 1.28). La Sagesse est donnée à de simples enfants et non à ceux qui se prétendent sages. Entendez-Moi, la Sagesse restera un crible pour ceux qui s’enorgueillissent et se prétendent vertueux et saints. (…) tous ces orgueilleux fanfarons. (…) Je vous dis : recherchez l’humilité, recherchez la pauvreté. » (30 juillet 1990)

« S’il faut se glorifier, c’est de mes faiblesses que je me glorifierai. » (2Co 11, 30)

L’attitude de Vassula est un modèle pour tous les croyants. L’ampleur de son œuvre témoigne des bénéfices spirituels de l’Humilité aux yeux du monde ! Sachons nous examiner en vérité et confesser nos fautes d’un cœur franc, sans concession ni au monde, ni à Satan. Nous recevrons alors les Trésors de Miséricorde que le Seigneur réserve à Ses petites âmes, celles qui cultivent l’esprit d’enfance et s’en remettent entièrement à Lui !

Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à Moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. » (Mt 19, 14)

Vassula à Jésus : « - Pardonne-moi, Seigneur, pour ma totale indignité, mes défaillances et mes manquements à tout ce qui est bien, car cela T’offense.

Je te pardonne pleinement.

Je T’aime, Seigneur très cher.

Chaque fois que tu Me dis "je T’aime", Je ferme les Yeux sur ta misère. Je la laisse passer et J’empêche Ma Justice divine de te frapper, Vassula, car tu es en effet misérable au-delà des mots. Tu apaises Ma colère en Me disant que tu M’aimes. (…)

O Jésus, si seulement je n’étais pas si méchante, ingrate et méprisable !

J’ai pitié de toi et c’est par pitié que Je M’enflamme si rarement contre toi.

Je sais que je ne mérite pas une goutte de grâce sur moi. Tu as été trop bon avec moi, trop patient. Tu ne T’es jamais mis en colère contre moi, Tu m’as seulement aimée, avec mes fautes. Tu m’as gâtée.

Vassula, telle est Ma Miséricorde. » (5 octobre 1987)