Samedi, 18 novembre 2017
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Omissions ? Pages blanches ? Messages modifiés ? (fr. John Abberton)

On a insinué, sur un site Web en particulier, que Vassula Ryden ne pouvait être un véritable instrument de Dieu en raison de la présence de certaines anomalies dans ses écrits. Pour commencer, il semble y avoir des « vides » causés par le retrait de certains "messages", et dans certains cas, la modification de l’ordre des mots. On insinue que, si ces écrits étaient vraiment inspirés par Dieu, pareilles altérations ne devraient pas se produire.

C’est comme prêtre, chargé, durant plus de 25 ans, de la direction spirituelle d’une âme mystique, que j’écris. Certains, à cette lecture, voudraient peut-être me demander comment je sais que Vassula est une mystique. Voici la réponse : selon les règles habituelles de discernement en la matière, d’après ma propre expérience et d’après celle de ceux qui la connaissent, ainsi qu’en raison du commun accord de ceux - qui ont lu ses écrits - pour dire qu’elle n’a pas dévié de l’enseignement de l’Église, j’ai la conviction mûrement réfléchie de son authenticité.

Un prêtre, qui a obtenu son doctorat en se spécialisant dans l’étude du mysticisme, s’accorde à mon jugement. Un évêque a reconnu l’authenticité de Vassula quand il lui a dit qu’il n’avait jamais vraiment compris le "Cantique des Cantiques" avant d’avoir lu ses écrits. Ce n’est pas pour détourner notre attention de Vassula que je cite cette femme du Cantique, mais pour montrer que j’ai certaines connaissances et expériences en la matière.

Comme directeur spirituel, j’ai souvent fait office de rédacteur d’écrits mystiques. Est-ce possible ? Est-ce permis ? Quand je dis "rédacteur" je ne signifie rien de plus qu’un changement de mots, ceux qui sont manifestement erronés (en général parce que mal orthographiés), et d’un changement de ponctuation pour rendre les phrases plus lisibles et plus compréhensibles. Je n’ai pas changé le sens des phrases ; j’ai essayé d’en clarifier le sens.

Les auteurs de messages inspirés ne sont pas toujours précis dans le choix de leurs mots, l’orthographe ou la ponctuation ( il faut dire toutefois que ces défauts ne dénaturent ni n’obscurcissent gravement la signification des messages eux-mêmes).

Dieu choisit parfois des gens dotés de capacités moyennes, voire inférieures à la moyenne, dans l’usage de la langue ou l’art de l’écriture. En vérité, certaines personnes pratiquement dénuées de formation théologique s’avèrent écrire les textes les plus sublimes, souvent dans un style qui suggère que les « messages » ne viennent ni de leur imagination ni de leur subconscient .

Dieu agit en même temps au travers de leur humanité, et certaines faiblesses demeurent. Elles peuvent parfois nous heurter un peu comme dans le cas d’un mot mal orthographié ou d’une mauvaise ponctuation au sein d’un passage d’une grande beauté poétique. A mon avis, lorsque l’on peut clarifier le sens du message par de simples modifications, ce n’est pas en altérer le sens que de faire les corrections nécessaires.

Le père Laurentin, dans son livre « Dieu donne un signe », souligne l’importance de la ponctuation dans les écrits mystiques. Je suis d’accord avec lui. Il faut bien comprendre ce que je viens de dire plus haut.

Il y a une grande différence entre le fait de supprimer ou d’ignorer une virgule décisive - ce qui détruit ou change le sens d’une phrase théologiquement importante - et le fait d’avoir recours au discernement pour en clarifier le sens. Ceci dit, je dois admettre m’être trompé une ou deux fois et n’avoir changé un mot ou une phrase que pour découvrir, à la relecture de cette correction, que le sens de la phrase ou du paragraphe était mieux rendu en gardant les erreurs d’origine !

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S. Caterina da Siena

Il n’est pas si facile de classifier les écrits comme ceux dont nous parlons. Il faut donc les traiter avec précaution. Il est clair qu’il existe différents types et différents degrés de locutions et d’écrits inspirés. Bien qu’il y ait des similitudes entre les écrits de Vassula Ryden et le genre de textes que j’ai eu à examiner pendant plus de vingt-cinq ans, il y a aussi des différences.

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St Faustyna Kowalska

À mon avis, les écrits de Vassula sont d’une qualité et d’une importance telles qu’ils ont leur place à côté de ceux de sainte Catherine de Sienne et, plus récemment, de Sainte Faustine. Je ne peux en dire autant des écrits de la personne mystique dont je suis le directeur spirituel.

On m’a aussi consulté, de façon privée, sur d’autres cas. Un jeune homme m’a impressionné par sa connaissance théologique et le style plein d’attrait de ses écrits. Sa formation théologique était réduite au minimum et il n’avait pas rien écrit depuis l’école. Ses écrits étaient clairs et, spirituellement, d’un accès difficile. Un prêtre, ne regardant pas plus loin que ses appréhensions, lui dit d’aller voir un psychiatre (trahissant ainsi son ignorance jusque dans le domaine médical). C’est un cas intéressant car on ne pouvait rien faire pour diffuser ses écrits en raison d’un parent exceptionnellement dominant qui voulait en prendre le contrôle.

Dieu ne violente pas notre libre arbitre, et l’ennemi est toujours là, prêt à semer le trouble. Avoir reçu d’authentiques dons spirituels ne libère pas son bénéficiaire de toutes les contradictions, les incompréhensions, voire les persécutions. Ceux qui pensent ainsi ne vivent pas, selon l’expression, dans un monde réel. La théologie mystique est un vaste domaine. Il est clair que beaucoup de ceux qui tentent de porter un jugement sur la sorte d’écrits dont nous parlons ici, ignorent comment effectuer un discernement en la matière.

On émet parfois d’abruptes allégations, - souvent sous une apparente autorité – qui demeurent cependant indéfendables car elles sont sans référence aux livres, revues, experts reconnus en ce domaine.

Les critiques disent, "Vassula ne peut pas être authentique car... », et ce qui suit n’est souvent rien de plus qu’une opinion mal informée ou qu’un jugement simpliste présenté comme la vérité absolue.

Comme l’a souligné le Père Laurentin, le discernement en ce domaine est une question d’opinion (éclairée). Dans ce genre de discernement, on suit une certaine approche scientifique mais on ne peut prétendre à l’infaillibilité. A titre d’exemple contemporain, je connais le cas d’une personne qui est apparue comme véritable « mystique » pour ensuite s’avérer un cas douteux. Cela ne veut pas dire qu’elle n’était pas une authentique mystique au début.

L’ennemi n’est pas automatiquement vaincu parce que l’on a reçu des dons charismatiques ou mystiques. Le diable a même pu tromper une sainte, comme sainte Thérèse.
Voilà un cas où de graves erreurs de la part du directeur spirituel jointes à l’adulation crédule de "disciples" et à l’insouciante confiance en soi de la « mystique » ont conduit à la tragédie.

Dans le cas de Vassula, l’impression dominante est qu’elle est cohérente, équilibrée et continue à grandir spirituellement. Elle ne s’écarte pas des thèmes centraux des « messages » et, bien que ces "messages" interpellent l’Eglise et le clergé, elle ne se présente pas comme un théologien et n’argumente pas contre les dogmes de l’Eglise généralement admis.

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Don Stefano Gobbi

Pour ce qui est des changements ou des omissions présents dans les écrits connus sous le nom de "La Vraie Vie en Dieu", Vassula a présenté elle même sa défense. Cet article s’y réfère.

La question est claire. Il n’est pas inhabituel d’enlever certains passages des écrits mystiques ou de journaux spirituels. On peut y trouver trace de cela dans l’Introduction du Journal de Sainte Faustine, et je me souviens avoir entendu le père Gobbi du Mouvement Sacerdotal Marial dire que son directeur spirituel avait exercé son jugement pour déterminer, parmi ses écrits, lesquels devaient être rendus publics et lesquels devaient rester secrets.

Il est bon de rappeler, en même temps, que Notre-Dame, lors de ses apparitions reconnues, a confié aux voyants des « secrets » qui n’étaient pas destinés à la connaissance du public.
L’idée selon laquelle tout un chacun doit être au courant de la totalité des communications divines, en pareil cas, est une erreur, et, encore une fois, révèle une certaine ignorance - et même de la naïveté - en ce domaine. Comme René Laurentin l’a fait remarquer, l’accusation, portée contre Vassula, d’avoir « caché » certains passages ou certaines pages d’importance s’avère une fausse accusation. Un article la cite disant avoir brûlé quelques pages. Quand je vois cela, je ne peux m’empêcher de sourire !

J’aimerais montrer à ce critique tous les écrits que j’ai personnellement recueillis depuis plus de vingt-cinq ans. Certains d’entre eux, à mon avis, n’ont pas besoin d’être conservés. Que dois-je faire de cette tonne de papier ? Au début, Vassula n’a pas utilisé de cahier, mais des bouts de papier. Je sais par expérience qu’il est très difficile de garder pareils morceaux de papier et plus particulièrement de les soustraire à qui peut les trouver par hasard et mal les comprendre. Tous ces écrits ne sont pas d’égale valeur.
C’est au directeur spirituel de décider des pages qu’il vaut mieux brûler. Pourquoi serait-ce un problème ?

Dans l’Église catholique, nous brûlons souvent des objets sacrés comme d’anciennes Bibles, de vieilles images, et même des huiles saintes. Certaines choses sont mises au rebut. Pourquoi le fait de brûler des bouts de papier contenant des écrits mystiques deviendrait-il tout à coup un délit ?

Si certains de ces textes ne sont pas à publier et si leur contenu est réellement exprimé ou redit en des écrits ultérieurs (comme c’est souvent le cas), pourquoi essayer de garder des tas disgracieux de papiers brouillons ? N’est-il pas mieux - et plus respectueux – de livrer aux flammes les pages redondantes ?
Comme on peut le voir à partir des explications de Vassula et des assertions du père René Laurentin, les premiers messages n’ont pas été tenus secrets sinon ils ne seraient pas en circulation (comme ils le sont sur un site web critique).
Le simple fait d’admettre que certains éléments aient été brûlés ne signifie pas que des messages importants ou vitaux aient été détruits. Comme je viens de l’expliquer, à partir de ma propre expérience, brûler des pages s’avère parfois nécessaire. Ce qu’il faut, en ces domaines d’incertitude ou de doute, c’est un dialogue plus éclairé. J’ai l’impression que certains détracteurs de Vassula n’attendent que ce qu’ils considèrent comme la prochaine erreur ou le prochain faux pas afin de pouvoir la pointer du doigt et dire : « regardez ça ! ». Malheureusement pour ces détracteurs, certaines personnes regardent de plus près et avec plus de discernement ces critiques.

En vérité, comme prêtre catholique en exercice depuis trente quatre ans, comme exorciste riche de plus de dix années d’expérience et comme directeur spirituel d’une âme mystique depuis plus de vingt-cinq ans, je ne trouve aucune critique substantielle contre Vassula et les écrits connus sous le nom de « La Vraie Vie en Dieu ».

Père John Abberton B.A.
Voir aussi : Raisons des omissions et des pages blanches dans La Vraie Vie en Dieu. Vassula répond à cette question
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